Les secrets de l'épreuve de langue française au probatoire et au baccalauréat
I- COMMUNICATION
1) Comment justifier la présence de celui qui parle ( l'émetteur) ?
D' abord avec des marques de la première personne appelées indices explicites tels que :
-Les pronoms personnels de la première personne ( je, me, moi, m', j', nous);
-Les adjectifs possessifs de la première personne (mon , ma , mes, notre, nos)
-Les pronoms possessifs de la première personne (mien, mienne, nôtre)
Ensuite avec les modalisateurs encore appelés indices implicites :
-Les adjectifs qualificatifs ;
-Les adverbes ;
-Les verbes d'état ;
-La ponctuation forte ;
-Le vocabulaire appréciatif ou dépréciatif.
NB:
a) Si on demande les interlocuteurs, il s'agit de dire qui est l'émetteur et qui est recepteur
b) Si on demande d'étudier le système d'énonciation dans le texte, on veut l'émetteur, le récepteur, le référent, le lieu où ils se trouvent et le temps ( le jour, l'heure ou le moment de la journée).
c) Faire très attention à cette première question au niveau du texte théâtral. Ici on vous dira, qui parle dans le texte? Qui est le récepteur ? Si on a donc à faire à un dialogue dans le texte, supposons entre Dualla Manga et Niedermeyer, les émetteurs ici sont Dualla Manga et Niedermeyer. On justifie avec les marques de la première personne dans les passages de chacun d'eux. Les récepteurs sont également Dualla Manga et Niedermeyer. Pour Dualla Manga, on part prendre les indices de la deuxième personne (tu, te toi, t', ton, ta, tes, vous, vos, votre) dans les passages de Niedermeyer puisqu'il s'adresse à lui. Et vice versa
Si on demande quel constat faites-vous? Le constat fait est qu'il y a une double communication ou dialogue.
Si on demande : que traduit ce mélange de voix Il permet de rendre le texte plus vivant.
2) La présence de l'émetteur.
Elle peut être explicite ou implicite. Retenez que les deux termes ci-dessus n'ont absolument rien à voir avec leur début "ex" et "im". Certains pensent que explicite veut dire hors du texte et implicite dans le texte. C'est complètement faux. Puisque dans tous les cas celui qui parle est présent.
Explicite = claire
Implicite = cachée
La présence de l'émetteur est donc explicite lorsqu'il y a les marques de la première personne qui le trahissent (je ,me, moi, m', j', nous, mon , ma, mes, notre, nos ).
Lorsque l'une de ces marques apparaît dans le texte pour désigner l'émetteur, sa présence est explicite, c'est-à-dire dire claire.
Or la présence de l'émetteur est implicite lorsqu'il y a absence des marques de la première personne. Et quand sa présence est donc implicite, on justifie avec des indices implicites (cachés) appelés modalisateurs.
Par conséquent, retenez que quand la présence de l'émetteur est explicite, on justifie avec les marques de le première personne et les modalisateurs. Mais quand sa présence est implicite, on justifie juste avec des modalisateurs car il y a absence des marques de la première personne.
3- Les marques du récepteur
Comme l' émetteur, la présence du récepteur dans le texte peut être explicite ou implicite. Elle est explicite quand il y a les marques de sa présence dans le texte. Il s'agit de :
-Les pronoms personnels de la deuxième personne (tu, t', te, toi, vous)
-Les adjectifs possessifs de la deuxième personne (ton, ta, votre, vos)
-Les pronoms personnels de la deuxième personne (tien, tienne, vôtre)
-Les verbes conjugués à la deuxième personne.
4) La fonction de langage dans le texte
Il en existe 6. Les trois principales sont :
La fonction expressive ou émotive : si le texte est centré sur l'émetteur. Il parle de lui, il raconte son histoire à lui, il exprime ses sentiments à lui, il y a abondance des marques de la première personne (je, me, moi, m', j' mon, ma, mes, nous, notre, nos).
La fonction impressive : Le texte tourne autour du récepteur, il met trop d'accent sur la personne à qui il s'adresse, il y a abondance des marques de la deuxième personne ( tu, te , toi, t', vous, ton , ta, tes, vos, votre)
La fonction référentielle : ici le texte est centré sur le référent. Le référent c'est ce dont on parle dans le texte. Ici il y a deux cas. Le référent peut être une personne ou une chose quelconque. Lorsque le référent c'est une personne, on justifie la fonction référentielle avec l'abondance des marques de la 3eme personne ( il, elle, ils , elles,lui, son, sa, ses, eux, leurs). Mais si le référent est une autre chose ou un élément, on justifie cette fonction référentielle avec l'abondance du champ lexical de cette chose.
NB : faites donc attention. Il y a une différence entre s'adresser à une personne et parler d'une personne. Si on s'adresse à une personne, elle est le récepteur et si on parle d'une personne elle est le référent.
5) Le référent et ses substituts
Comme évoqué plus haut, le référent est de la manière la plus simple, ce dont on parle dans le texte. On ne complique rien. Le référent ne doit pas avoir le verbe conjugué ! Lorsqu'on demande de classer ses substituts, on fait un petit tableau séparé en deux parties. il y a des substituts grammaticaux et des substituts lexicaux.
Les substituts grammaticaux sont tous les déterminants qui remplacent le référent dans le texte (pronoms personnels, adjectifs et pronoms démonstratifs, adjectifs et pronoms possessifs...)
Les substituts lexicaux sont quant à eux les mots et expressions qui remplacent le référent dans le texte.
Exemple : Mon ami Meka aime trop les problèmes, il se comporte mal, à cause de lui on me regarde mal, ce mauvais perdant là est insupportable, celui-là veut toujours gagner, c'est un égoïste.
-Substituts grammaticaux : il, lui, ce, c', celui-là ;
-Substituts lexicaux : mon ami, mauvais perdant, égoïste
6) Le type d'énoncé
En communication il s'agit soit du récit soit du discours. La logique est simple, tous les autres types de texte ont pour type d'énoncé le discours. Seul le texte narratif a pour type d'énoncé le récit.
En communication ce n'est pas énoncé performatif ou constatif.
7) Le présupposé et le sous-entendu
Le présupposé. Dans la plupart des cas c'est la situation qui peut venir avant.
Le sous-entendu c'est ce qu'on peut conclure
Exemple 1 : soit la phrase : elle est devenue belle. Dégagez les implicites ( les implicites, c'est le synonyme de présupposé et sous-entendu).
Présupposé : elle était laide
Sous-entendu : elle prend déjà soin d'elle / elle veut se marier / on lui fait déjà la cour.
Exemple 2 : quels sont les contenus latents (c'est aussi un synonyme de présupposé et sous-entendu) dans la phrase : " Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage" ?
Présupposé : j'ai beaucoup souffert dans le passé
Sous-entendu : mon présent est réjouissant / tout va mieux maintenant / ma situation s'est améliorée.
II- MORPHOSYNTAXE
1) Les temps verbaux et leurs valeurs d'emploi
Le passé simple de l'indicatif :
-Valeur narrative
Exemple :ce jour-là, il eût de la chance.
L'imparfait de l'indicatif :
-Valeur narrative lorsqu'il intervient dans le texte juste pour narrer.
Exemple. Il était une fois, des enfants partaient à l'école.
-Valeur descriptive : lorsqu'il intervient dans une narration mais juste pour décrire. Il décrit même des actions, il est suivi d'adjectifs qualificatifs.
Exemple. Ils étaient beaux et elle dormait très paisiblement.
Le futur simple de l'indicatif :
-Valeur de souhait
Exemple : demain je mangerai du eru.
-Valeur prophétique
Exemple. Il fait des efforts, il aura son examen.
Le présent de l'indicatif :
-Valeur d'actualité : Ici, au moment où on parle, l'action est en train de se dérouler, le présent ici actualise les faits.
Exemple. Il dort, elle mange, nous faisons nos devoirs...
-Valeur de vérité générale encore appelée valeur scientifique : Ici le présent permet d'évoquer un fait indiscutable, un fait connu de tous, une vérité scientifique, mondiale, universelle
Exemple : La terre tourne autour du soleil, Paris est la capitale de la France...
-Valeur narrative : lorsqu'il intervient dans un texte narratif et cohabite avec les temps de la narration comme le passé simple et l'imparfait. Le présent de l'indicatif est appelé dans ce cas présent de narration.
Exemple : ce fut un dimanche , les enfants arrivaient, ce jour là "j'ouvre" la porte et "je vois" un grand-père.
-Valeur descriptive : ici le présent est utilisé pour décrire, il est trop suivi des adjectifs qualificatifs.
Exemple : Elle est grande.
-L'impératif présent : Il convient de rappeler qu'il se conjugue sans pronom personnel et ne se conjugue qu'à trois personnes qui sont ( la deuxième personne du singulier, la première et la deuxième personne du pluriel). On peut en déduire sa valeur en fonction du ton et du contexte. On peut donc avoir :
Valeur d'ordre
Exemple : sors de mon bureau
Valeur de conseil
Exemple : apprends tes leçons
Valeur de supplication
Exemple : aidez-moi
Valeur de recommandation
Exemple : faites vos exercices avant de participer à mon cours.
Le conditionnel présent
-Valeur hypothétique
Exemple : elle "viendrait" jeudi si il ne pleut pas_
Le passé composé
-Valeur : exprime des actions passées et achevées
Exemple : j'ai mangé, ils ont fait les devoirs.
Pour tous ces temps verbaux vous pouvez mettre la valeur énonciative à partir du moment où l'on s'en sert pour énoncer.
2) Les signes de ponctuations et leurs valeurs d'emploi
-La virgule (,): valeur énumérative
-Les deux points (:) : valeur explicative
-Les guillemets (<< >>) : valeur citative ( permettent de rapporter fidèlement les propos d'une personne)
-Les tirets (-) : lndiquent les prises de paroles
-Le point d'interrogation (?) : il a deux valeurs :
Valeur de questionnement : on pose une question et on est à l'attente d'une réponse
Exemple : as-tu mangé ?
Valeur rhétorique : ici on se pose la question à sois même, on attend pas forcément de réponse.
Exemple. Werr les gars là ont même fait comment pour me voler mon argent? Ce gars-ci est même comment?
Le point d'exclamation (!) : c'est le seul signe de ponctuation dont on déduit la valeur en fonction du sentiment de celui qui parle. Il peut donc avoir les valeurs suivantes :
-Traduit la colère : merde !
-La joie : waouh c'est génial !
-L'étonnement : c'est pas possible!
-La déception : dommage!
3) Les valeurs des connecteurs logiques et les connecteurs concernés :
-Valeur d'addition : et, de plus, aussi, par ailleurs, ensuite, en outre...
-Valeur d'explication : en d'autres termes, en effet, en fait, autrement dit, ici, ...
-Valeur d'opposition : mais, par contre, alors que, d'un autre côté...
-Valeur de conclusion : enfin, pour finir, ainsi, en somme...
4) Questions ambiguës sur la phrase
on peut demander :
-Le type de phrase : il s'agit de :
La phrase déclarative : ici on déclare simplement.
Exemple : il part à l'école
La phrase interrogative : elle questionne.
Exemple : part-il à l'école ?
La phrase impérative : elle donne un ordre
Exemple : mets-toi à genoux.
La phrase exclamative : elle finit par le point d'exclamation.
Exemple : que c'est beau !
-La forme de la phrase
Elle peut être à la forme :
Affirmative ou à la forme négative.
Exemple : il part à l'école.
Affirmative : il ne part pas à l'école
Négative. La phrase négative doit avoir un élément de la négation ( ne pas, ne plus, ne jamais, ne point, ne guère, ni, non plus,...)
La nature de la phrase :
-Verbale : si elle a le verbe conjugué
Exemple : la cour est grande.
Non verbale (nominale) : pas de verbe conjugué
Exemple : quelle grande cour.
La structure de la phrase
-Simple : un seul verbe conjugué.
-Composée : deux verbes conjugués et deux propositions et ayant pour mode de liaison la coordination ou la juxtaposition.
-Complexe : deux ou plus de deux verbes conjugués avec pour mode de liaison uniquement la subordination
5) Les modes de liaison dans les phrases
La juxtaposition : lorsque la virgule relie les propositions
Exemple : j'ai faim, je mange
-La coordination : lorsque une conjonction de coordination relie les propositions.
Exemple :j'ai faim et je mange
-La subordination : lorqu'un pronom relatif ou une conjonction de subordination relie les propositions
Exemple : il faut que tu partes.
III- STYLISTIQUE ET RHÉTORIQUE
1) Comment justifier le type de texte dont il s'agit ?
-Le texte narratif :
la présence d'une histoire racontée
la présence d'un narrateur
la présence des temps de la narration ( passé simple, imparfait...)
la présence des indicateurs spatio-temporels ( hier, à côté, devant, le soir...)
la présence des personnages
-Le texte argumentatif
la présence d'un thème
la présence d'une thèse
la présence des arguments
la présence des exemples
la présence des connecteurs logiques
l'abondance du présent de l'indicatif.
On peut demander les stratégies argumentatives. Il peut donc y avoir les "exemples", "les figures de style" comme la comparaison (il s'en sert pour convaincre).
On peut également demander les types de raisonnements :
-Inductif : C'est lorsqu'on commence par l'argument et on finit par les explications et exemples
-Déductif : C'est lorsqu'on commence par les explications et exemples avant de présenter l'argument à la fin du paragraphe.
-Le texte poétique
l'écriture en vers
la présence des strophes
la présence des rimes
la présence des enjambements
On peut vous demander la forme de poésie. On a la forme fixe ( poésie classique). On respecte les normes comme ( la présence de la ponctuation, la régularité des vers, des rimes et des strophes).
On a la forme libre (poésie moderne) : on ne respecte pas les normes ( absence de ponctuation, irrégularité des vers, rimes et strophes). Poésie en prose: on écrit comme dans un roman.
Le texte théâtral
- les didascalies ( les indications qui sont souvent entre parenthèses et écrites en italique ou en gras)
- les tirades ( longue prise de parole)
- le monologue ( lorsqu'un personnage parle seul sur la scène)
- les stychomyties (échange rapide et vif entre les personnages)
- le découpage en actes et en scènes.
Le texte injonctif
- la forte présence de l'impératif présent
- la présence des ordres
- la présence d'un processus à suivre
Le texte descriptif
- La forte présence des adjectifs qualificatifs
- l'insistance sur un vocabulaire appréciatif ou dépréciatif
- la présence du présent de l'indicatif ou de l'imparfait de l'indicatif, plus souvent utilisés pour décrire.
2) 15 figures de styles récurrentes
-La comparaison : ici on compare en utilisant un terme de comparaison ( comme, tel, pareil, semblable...)*
Exemple : elle est semblable à un ange.
-La métaphore : ici on compare également mais sans utiliser un terme comparant
Exemple : elle est un ange
-L'énumération : ici on énumère des éléments à l'aide de la virgule. Seulement, lorsque cette énumération devient exagérée genre la virgule apparaît successivement plus de 5 fois, vous pouvez opter pour la figure de style appelée l'accumulation
-La répétition : c'est l'insistance sur un même mot dans une phrase.
Exemple: c'est la même chose que je vis le même jour. Il y a répétition du mot "même".
Mais en poésie, si on répète un mot en début de vers différent c'est l'anaphore.
Exemple :
Femme que j'aime tant
Femme de ma vie
Dans ces deux vers, il y a anphore avec le mot Femme.
-La personnification : c'est le fait d'attribuer des caractères humains à une choses.
Exemple : les arbres parlaient.
-La prosopopée : c'est lorsqu'on fait revenir la voix ou les paroles d'un mort.
Exemple : le grand père décédé dit : "vengez moi"
-L'antithèse : c'est le fait d'opposer deux éléments ou réalités opposées avec un connecteur d'opposition (mais, pourtant, par contre, ...)
Exemple : elle est belle mais dangereuse
-L'oxymore : c'est lorsque les deux réalités opposées sont rapprochées.
Exemple : la beauté du diable, le clair obscure, la lumière sombre.
-Le chiasme : il respecte l'ordre AB/BA
Exemple : Blanc bonnet -bonnet blanc / quitte le public avant que le public ne te quitte.
-L'hyperbole : exagération des faits
Exemple : elle gisait dans une marre de sang
-L'euphémisme : atténuation des faits.
Exemple: il s'en est allé ( au lieu de dire brusquement il est mort).
Si dans une phrase il y a des termes comme : ( ne pas, ne plus, ne que, ne guère, ne jamais, ne point, ni , non plus..), la figure de style est la négation.
-La gradation ascendante : c'est lorsque l'intensité et l'ordre des actions évoluent
Exemple: va, cours, vole, et nous venge. On m'a tué, je suis mort, je suis enterré. On aurait pensé à l'énumération mais il s'agit de la gradation ascendante parce que l'intensité évolue.
3) 10 tonalités récurrentes dans les textes
Tout est tellement simple
-Lyrique : lorsqu'on exprime les sentiments
-Pathétique : lorsque le texte fait ressentir de la pitié
-Élégiaque : c'est lorsqu'on se plaint
-Épique : c'est lorsqu'on vante
-Satirique : c'est lorsqu'on critique
-Fantastique : le texte suscite la peur. Il y a des faits surnaturels et étranges.
-Tragique ou dramatique. c'est lorsque dans le texte sont évoquées des tragédies comme l'accident et la mort.
-Comique : en ce que le texte nous amuse
-Ironique : le texte fait rire en se moquant.
-Didactique : le texte nous enseigne quelque chose.
Nb: les 6 premières sont plus fréquentes en poésie. Les autres s'observent plus au théâtre. Toutefois, les autres types de texte ont ces mêmes tonalités.





Commentaires (0)
Laisser un commentaire