Ce n' est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience

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Mots clés :
Conscience : connaissance que nous avons de notre monde interne et externe 
Existence : manière de se comporter, conditions matérielles, le fait d'être.

Reformulation : Les conditions de vie des hommes déterminent leur conscience et non le contraire 

Problème : le rapport entre les conditions matérielles des hommes et leur conscience 

Plan global :
Thèse : Les conditions matérielles des hommes déterminent leur conscience 
Antithèse : la conscience peut être infaillible 
Synthèse : la conscience résulte à la fois des conditions sociales et de la liberté individuelle

Problématique : Si nous acceptons avec Karl Marx que les conditions matérielles des hommes déterminent leur conscience, que dire de ceux qui pensent plutôt que la conscience est infaillible ? Au final, la conscience ne resulte-t-elle pas à la fois des conditions sociales et de la liberté individuelle ?

Plan détaillé :
Thèse : Les conditions matérielles des hommes déterminent leur conscience 
Argument 1 : La société influence la manière de penser d'un individu 
Citation  Émile Durkheim : «Quand notre conscience parle, c'est la société qui parle en nous.»
Argument 2 : Les riches et les pauvres ne peuvent pas avoir la même conscience 
 Citation. Simone Weil : « Le riche ne peut pas comprendre le pauvre, car sa conscience est occupée par l'illusion de la puissance. »

Antithèse : la conscience peut être infaillible 
Argument 1 : Elle ne peut pas se tromper et on ne peut pas la tromper
Citation. Jean Jacques Rousseau : « Conscience ! Conscience ! Instinct divin, juge infaillible du bien et du mal.»
Argument 2 : Elle est omnisciente (grâce à la pensée, on peut parvenir à la connaissance)
Citation. Descartes : «je pense, donc je suis»

Synthèse : La conscience résulte à la fois des conditions sociales et de la liberté individuelle 
Argument : l' homme est marqué par son milieu social, mais il n' en est pas esclave
Citation. Jean Paul Sartre : « l' homme est marqué par son milieu social, mais il n' en est pas esclave»

Exemple de devoir rédigé 
Les philosophes ne s'accordent pas sur le conscience. Ainsi, certains philosophes estiment que la conscience est infaillible. C'est dans ce sens que Rousseau déclare : « Conscience ! Conscience ! Instinct divin. Juge infaillible du bien et du mal. » Il met ici l' accent sur le côté infaillible de la conscience. D' autres philosophes ne partagent pas cette manière de penser. C'est le cas de Karl Marx qui affirme : « Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c’est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience. » Autrement dit, les conditions de vie des hommes détermineraient leur conscience et non le contraire. Cette divergence entre les penseurs pose le problème de la nature des rapports entre les conditions matérielles des hommes et leur conscience. Si nous acceptons avec Karl Marx que les conditions matérielles des hommes déterminent leur conscience, que dire alors de ceux qui pensent plutôt que la conscience est infaillible ? Au final, la conscience ne resulte-t-elle pas à la fois des conditions sociales et de la liberté individuelle ?

Selon Karl Marx, les conditions matérielles des hommes déterminent leur conscience. Nous pouvons justifier celà par le fait que la société influence profondément la manière de penser des individus. En effet, chaque homme naît dans un milieu social précis qui façonne son éducation, ses valeurs et sa vision du monde. Ainsi, les idées d’un individu dépendent largement de son environnement social et économique. C’est pourquoi Émile Durkheim affirme : « Quand notre conscience parle, c’est la société qui parle en nous. » Il montre que nos pensées sont souvent le reflet des normes et des valeurs imposées par la société.
Par ailleurs, les différences de conditions matérielles entraînent des différences de conscience. Les riches et les pauvres ne vivent pas les mêmes réalités et ne développent donc pas la même manière de penser. Un individu favorisé matériellement ne perçoit pas les difficultés sociales de la même façon qu’un individu pauvre. Ainsi, Simone Weil déclare : « Le riche ne peut pas comprendre le pauvre, car sa conscience est occupée par l’illusion de la puissance. » Cette affirmation montre que la conscience humaine est fortement influencée par la situation sociale de chacun.
On peut donc conclure que les conditions matérielles jouent un rôle essentiel dans la formation de la conscience humaine. Mais penser ainsi, n' est-ce pas limiter notre conscience ?

La conscience peut être infaillible. La réduire totalement aux conditions sociales semble exagéré. En effet, la conscience possède une capacité de réflexion autonome qui lui permet de distinguer le bien du mal et de rechercher la vérité. Pour Jean-Jacques Rousseau, la conscience est une voix intérieure incapable de tromper l’homme. Il écrit : « Conscience ! Conscience ! Instinct divin, juge infaillible du bien et du mal. » Ainsi, la conscience morale permet à l’homme de dépasser les influences sociales pour reconnaître ce qui est juste.
De plus, grâce à la pensée rationnelle, l’homme peut accéder à la connaissance et remettre en question les idées reçues de la société. La conscience apparaît alors comme une réalité autonome et certaine. C’est dans ce sens que René Descartes affirme : « Je pense, donc je suis. » Par cette formule, il montre que la pensée constitue la première vérité indubitable et qu’elle fonde l’existence humaine.
Ainsi, la conscience ne dépend pas uniquement des conditions matérielles ; elle possède aussi une liberté et une capacité de jugement propres. Au final, ne faut-il pas pas trouver que les conditions matérielles et la liberté individuelle façonnent notre conscience ?

La conscience résulte à la fois des conditions sociales et de la liberté individuelle. Certes, l’homme est marqué par les conditions économiques, culturelles et sociales dans lesquelles il vit. Toutefois, il conserve la capacité de réfléchir, de critiquer son environnement et de faire des choix personnels. Ainsi, même si la société influence la conscience, elle ne la détermine pas totalement. Grâce à l’éducation, à la réflexion et à la volonté, l’homme peut dépasser certaines limites imposées par son milieu. C’est pourquoi Jean-Paul Sartre affirme : « L’homme est marqué par son milieu social, mais il n’en est pas esclave. » Cette pensée montre que l’être humain demeure libre malgré les influences sociales qui pèsent sur lui. Par conséquent, la conscience humaine apparaît comme le résultat d’une interaction entre les conditions sociales et la liberté personnelle.


Au terme de notre réflexion qui portait sur la nature des rapports entre entre les conditions matérielles des hommes et leur conscience, il ressort dans un premier temps que les conditions matérielles influencent fortement la conscience des hommes, comme l’affirme Karl Marx. Cependant, dans un deuxième temps, la conscience possède également une autonomie qui permet à l’homme de rechercher la vérité et de juger librement ses actes. La divergence entre ces deux points de vue nous a amené à montrer dans un troisième temps que la conscience humaine ne dépend ni exclusivement des conditions sociales ni uniquement de la liberté individuelle. Elle résulte plutôt de la relation entre l’influence du milieu social et la capacité de l’homme à penser librement.

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