Exercice contraction de texte Tle A4

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Les mythes et les religions imprègnent les dimensions subjective, fantasmatique et culturelle de toute pratique sexuelle et ils sont sources d'une grande diversité de croyances populaires.
Les adolescents des peuples premiers passaient ou passent encore par des cérémonies d'initiations marquant le passage à l'âge adulte. C'est un moment important de la vie où parfois, les anciens apportaient des enseignements sur la sexualité et les règles et/ou sur les tabous fondamentaux du groupe. Dans certaines communautés, ces tabous, superstitions et traditions populaires et religieuses peuvent encore brouiller les connaissances et messages apportés par l'éducation sexuelle apportée lors du cursus scolaire (quand elle existe), y compris chez l'enseignant.
Au début du XXe siècle, des psychologues comme Stanley Hall (qui a publié en 1904, l'un des premiers ouvrages sur l'adolescence, au sens moderne du terme) ne cherchent plus aussi nettement à imposer un dégoût du sexe. … Comme ses collègues médecins et psychologues, Hall estime qu'il « fallait impérativement aider les adolescents dans leur lutte contre la sexualité ».
Dans la seconde partie du XXe siècle, l'éducation sexuelle est peu à peu codifiée et introduite dans le système éducatif, mais avec des avancées et des reculs. Son référentiel éducatif a d'abord été très « hygiéniste », nataliste et informationnel (ex : « cours de préparation au mariage » organisés dans la Belgique Catholique par la Jeunesse indépendante chrétienne féminine ou JICF), ensuite influencé par la réflexion issue de Vatican II sur le sujet des femmes et de la sexualité juvénile alors que le mariage d’amour devient la norme, précédé de contacts mixtes et d'une « exploration mutuelle préconjugale ». Cette éducation proscrit ou passe sous silence les dimensions sentimentales, amoureuses et du plaisir sexuel, pour n'envisager que la finalité reproductive des organes génitaux et certains risques pour la santé. Puis, c'est finalement par les pairs et via une littérature et des illustrations autrefois dites "honteuses" (allant de romans descriptifs, aux textes et images érotiques ou pornographiques) que les adolescents et jeunes adultes s'informaient sur les autres aspects de la sexualité.
Au début des années 2000, dans des pays très différents du point de vue socio-économique, politique, culturel et religieux, un vaste projet de recherche (dénommé Biohead-Citizen) a comparé les conceptions, attitudes, attentes et opinions d’enseignants et de futurs enseignants en biologie relativement à l’Éducation à la Sexualité qu'ils seront chargés d'enseigner. Ce travail a mis en évidence « une nette opposition des conceptions entre les pays européens et les pays arabo-musulmans. Ce sont les valeurs et représentations relatives à l'Éducation à la Sexualité qui différencient le plus les pays, avec des positions plus traditionnelles, opposées à l'introduction de thèmes importants de cette éducation, des enseignants des pays non européens, qui s'opposent à des positions plus ouvertes des enseignants des pays européens plus ancrées dans la réalité des pratiques dans leurs pays ». La religion musulmane (plus que la culture arabe) serait en cause ; ainsi, « au Liban comme au Burkina Faso, les enseignants chrétiens ont des positions plus progressistes que leurs collègues musulmans sur l'Éducation à la Sexualité, sans être pour autant aussi ouvertes que celles des enseignants français ». En Tunisie, la majorité des enseignants tunisiens interrogés se disaient « défavorables à une éducation précoce à la sexualité et plus particulièrement aux thèmes suivants : l’avortement, les organes du plaisir : clitoris, pénis... ; l’homosexualité ; la pédophilie ; etc. Pour eux, la relation sexuelle stable dans le cadre du mariage est le comportement le plus pertinent à privilégier dans le cadre scolaire pouvant aider à réduire la propagation du SIDA à travers le monde ».
Certains enseignants décident de ne pas délivrer d'éducation sexuelle en justifiant cette décision par des raisons religieuses ou morales basées sur l'idée que l’éducation sexuelle dès le jeune âge encouragerait le passage à l’acte. Ils estiment généralement qu’elle devrait être faite par la famille, et non à l’école. Les études relatives à ce risque ont cependant montré que non seulement l’éducation sexuelle ne provoque « ni anticipation de l’âge des premières relations sexuelles, ni accroissement de l’activité sexuelle des jeunes ». Au contraire, Vivancos et al. ont montré (en 2012) que les jeunes bénéficiant d’une éducation sexuelle retardent leur première relation sexuelle, et qu'ils s’y engagent de manière plus prudente et responsable.
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/%C3%89ducation_sexuelle#Contextes_animistes_ou_religie
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2. Discussion : / 9 pts
L’auteur affirme : « Ils (certains enseignants) estiment généralement qu’elle (l’éducation sexuelle) devrait être faite par la famille ».
Discutez ce point de vue dans une argumentation cohérente en vous fondant sur votre connaissance de la société ou du monde.
3. Présentation : / 2 pts