LEÇON : LE PLATEAU DE L’ADAMAOUA

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Introduction

L’Adamaoua est une région naturelle située au centre du Cameroun. Elle correspond principalement à la région administrative de l’Adamaoua et couvre une superficie d’environ 62 000 km². Son relief est dominé par un vaste plateau d’altitude. Grâce à son réseau hydrographique, elle est surnommée « le château d’eau du Cameroun ». L’élevage et l’agriculture constituent les principales activités de la population, mais ils contribuent à la dégradation du milieu naturel.

I. Le relief et l' hydrographie

A. Le relief

Le plateau de l’Adamaoua a une altitude moyenne d’environ 1 100 m. Le relief présente plusieurs formes :

de grands massifs volcaniques au nord et à l’ouest, notamment le Tchabal Mbabo, le Tchabal Ngangdaba et le Tchabal Nganha ;

au nord, le plateau s’incline progressivement pour former la falaise de l’Adamaoua ;

au centre, on trouve des vallées marécageuses parsemées de chicots rocheux appelés Nyatt.

B. L’hydrographie

L’Adamaoua est surnommé « le château d’eau du Cameroun » parce qu’il constitue une importante zone de partage des eaux. Ses eaux alimentent les quatre grands bassins hydrographiques du Cameroun.
Sur le plateau, les principaux cours d’eau sont :
la Vina ;
le Djérem ;
le Mbéré.
La région possède également des lacs et de nombreuses sources naturelles.

II. Le climat et la végétation

A. Le climat

L’Adamaoua connaît un climat soudanien d’altitude, également appelé climat tropical soudanien d’altitude. Il se caractérise par :
deux saisons : une saison sèche et une saison des pluies ;
une saison sèche rigoureuse ;
des précipitations abondantes, comprises entre 1 500 et 2 000 mm par an ;
des températures modérées, autour de 22 °C ;
une faible amplitude thermique, d’environ 3 °C.

B. La végétation

La végétation est principalement constituée de savane. Elle est parsemée de forêts-galeries, qui se développent généralement le long des cours d’eau.

III. La dégradation du milieu

L’environnement de l’Adamaoua est menacé principalement par l’intensification des activités agricoles et pastorales.

A. Le surpâturage

Le surpâturage constitue l’une des principales menaces pour les ressources naturelles. Il se produit lorsque le nombre d’animaux qui pâturent sur une terre est trop élevé par rapport à la capacité de cette terre à se régénérer. Il entraîne :
la disparition progressive de la végétation ;
l’appauvrissement des sols ;
l’érosion ;
la diminution de la qualité des pâturages.

B. Les autres menaces

On observe également :
la déforestation et la surexploitation des forêts-galeries, qui favorisent l’érosion des berges ;
l’intensification des activités agricoles et pastorales ;
les feux de brousse, qui détruisent la végétation et dégradent les sols ;
certaines pratiques de pêche artisanale, qui provoquent la raréfaction des ressources halieutiques.

IV. Les solutions

Pour protéger les ressources naturelles de l’Adamaoua, plusieurs solutions peuvent être mises en œuvre.

A. Améliorer l’élevage

Il faut :
développer les cultures fourragères afin de fournir suffisamment de nourriture au bétail ;
moderniser l’élevage bovin ;
mieux gérer les pâturages afin de réduire le surpâturage.

B. Protéger la végétation et les sols

Il faut :
pratiquer le reboisement, notamment dans les zones dégradées ;
protéger les forêts-galeries ;
lutter contre les feux de brousse et les interdire dans les zones sensibles ;
adopter des pratiques permettant de limiter l’érosion des sols.

Conclusion

L’Adamaoua est un vaste plateau d’environ 62 000 km², caractérisé par un relief élevé, un climat soudanien d’altitude et une végétation dominée par la savane. Il constitue le château d’eau du Cameroun et possède d’importantes ressources agropastorales.
Cependant, le surpâturage, les feux de brousse, la déforestation et certaines pratiques de pêche dégradent progressivement son milieu naturel. Le développement des cultures fourragères, la modernisation de l’élevage, le reboisement permettent de mieux gérer durablement les ressources de cette région.

Avez-vous bien lu ce cours ? Répondez aux QCM suivantes :

1. Quelle est la superficie approximative de l’Adamaoua ?
A. 31 272 km²
B. 62 000 km²
C. 80 000 km²

2. Quelle est l’altitude moyenne du plateau de l’Adamaoua ?
A. 500 m
B. 1 100 m
C. 2 500 m

3. Lequel des reliefs suivants est un massif de l’Adamaoua ?
A. Le Tchabal Mbabo
B. Le mont Cameroun
C. Le mont Mandara

4. Pourquoi l’Adamaoua est-il surnommé « le château d’eau du Cameroun » ?
A. Parce qu’il possède uniquement des lacs artificiels.
B. Parce qu’il constitue une importante zone de partage des eaux.
C. Parce qu’il reçoit très peu de précipitations.

5. Lequel des cours d’eau suivants appartient au réseau hydrographique de l’Adamaoua ?
A. Le Chari
B. La Vina
C. Le Wouri

6. Quel type de climat caractérise l’Adamaoua ?
A. Le climat équatorial humide
B. Le climat désertique
C. Le climat soudanien d’altitude

7. Quelles sont les deux principales saisons de l’Adamaoua ?
A. Une saison sèche et une saison des pluies
B. Une saison froide et une saison chaude
C. Une saison hivernale et une saison automnale

8. Quelle formation végétale domine dans l’Adamaoua ?
A. La mangrove
B. La savane
C. La végétation désertique

9. Qu’est-ce que le surpâturage ?
A. L’élevage des animaux dans des espaces protégés.
B. L'utilisation excessive des pâturages par un nombre d’animaux supérieur à leur capacité de régénération.
C. La culture des plantes destinées à nourrir le bétail.

10. Quelle est l’une des conséquences du surpâturage ?
A. L’amélioration systématique de la fertilité des sols.
B. L’augmentation permanente de la végétation.
C. La disparition progressive de la végétation.

11. Les feux de brousse contribuent à la dégradation de l’environnement parce qu’ils :
A. Détruisent la végétation et dégradent les sols.
B. Augmentent toujours la qualité des pâturages.
C. Empêchent toute forme d’érosion.

12. La surexploitation des forêts-galeries favorise principalement :
A. La protection permanente des berges.
B. L’érosion des berges des cours d’eau.
C. L’augmentation de la superficie des forêts.

13. Quelle solution permet de lutter contre le surpâturage ?
A. Augmenter continuellement le nombre d’animaux sur les mêmes terres.
B. Détruire les pâturages naturels.
C. Développer les cultures fourragères et mieux gérer les pâturages.

14. Quel est l’objectif principal du reboisement dans les zones dégradées ?
A. Restaurer la végétation et contribuer à la protection des sols.
B. Accélérer la déforestation.
C. Favoriser la multiplication des feux de brousse.

15. Quelle combinaison de mesures favorise la gestion durable des ressources naturelles de l’Adamaoua ?
A. Le surpâturage, les feux de brousse et la déforestation.
B. La modernisation de l’élevage, le reboisement et la protection des forêts-galeries.
C. La surexploitation des pâturages et la pêche abusive.

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