Toutes les cultures se valent-elles ?

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Sujet : Toutes les cultures se valent-elles ?

Définition des mots clés :
Culture : la manière de faire d'un peuple, ensemble de ce qui a été façonné par l' homme.
Se valent : ont la même valeur, sont égales

Reformulation : Toutes les cultures sont-elles égales ?

Problème : la nature des rapports interculturels

Plan global :
Thèse : certaines cultures sont supérieures à d'autres
Antithèse : les cultures se valent
Synthèse : les cultures sont complémentaires

Problématique : Admettre que certaines cultures sont supérieures à d'autres, n' est-ce pas oublier le fait que les cultures se valent ? Tout compte fait, les cultures ne sont-elles pas plutôt complémentaires ?

Plan détaillé
Thèse : certaines cultures sont supérieures à d'autres
Argument 1: certaines cultures sont plus évoluées technologiquement que d'autres
Citation. Hegel : "le nègre représente l' homme naturel dans toute sa sauvagerie et sa pétulance."
Argument 2 : les peuples n' ont pas les mêmes connaissances
Citation. Levy Brühl : "les Africains font partie des sociétés inférieures régies par une mentalité prélogique et mystique."

Antithèse : les cultures se valent
Argument 1: chaque peuple a une culture
Citation. Marcel Mauss : " Il n' existe pas de peuples non civilisés. Il n' existe que des peuples de civilisations différentes."
Argument 2 : chaque peuple s'adapte à son milieu de vie
*Citation.* Boserup : "la nécessité est la mère de l' invention."

Synthèse : les cultures sont complémentaires
Argument 1 : chaque peuple a un bon côté et un mauvais côté
Citation Saint Exupéry : " si tu diffères de moi, loin de me léser, tu m'enrichir
Argument 2 : On doit chercher à façonner une civilisation planétaire
Citation. Cheikh Anta Diop : "Nous devons nous donner la main pour bâtir une civilisation planétaire au lieu de sombrer dans le nazisme à rebours."

Exemple de devoir rédigé

« Le nègre représente l’homme naturel dans toute sa sauvagerie et sa pétulance », affirme Hegel. Il établit une hiérarchie entre les cultures, certaines étant jugées plus proches de la raison et du progrès, tandis que d’autres seraient restées à un stade primitif du développement humain. À l’opposé, Marcel Mauss soutient que « il n’existe pas de peuples non civilisés. Il n’existe que des peuples de civilisations différentes ». Cette affirmation signifie que toute société possède une culture propre, digne de considération, et qu’aucune ne peut être disqualifiée au nom d’un prétendu retard. L’opposition entre ces deux positions  soulève un problème de la nature des rapports entre les cultures. Dès lors, admettre que certaines cultures sont supérieures à d’autres, n’est-ce pas oublier le fait que les cultures se valent ? Tout compte fait, les cultures ne sont-elles pas plutôt complémentaires ?

Certaines cultures peuvent être supérieures à d’autres dans la mesure où certaines apparaissent plus avancées que d’autres sur le plan technique et scientifique. En effet, les sociétés industrialisées disposent de technologies développées qui leur permettent de mieux maîtriser la nature, d’améliorer les conditions de vie et de produire des connaissances universalisables. À l’inverse, certaines cultures semblent rester attachées à des pratiques traditionnelles jugées inefficaces ou archaïques. C’est dans cette perspective que Hegel affirme que « le nègre représente l’homme naturel dans toute sa sauvagerie et sa pétulance », suggérant ainsi une infériorité culturelle fondée sur l’absence de rationalité scientifique. De plus, les peuples ne possèdent pas les mêmes formes de connaissances. Certaines sociétés reposent davantage sur le mythe, la magie ou la religion, tandis que d’autres privilégient la pensée logique et rationnelle. Lévy-Bruhl affirme ainsi que « les Africains font partie des sociétés inférieures régies par une mentalité prélogique et mystique ». Selon cette thèse, l’écart entre les cultures justifierait une hiérarchie, certaines étant considérées comme plus proches de la raison et du progrès que d’autres.

Nous venons de voir qu'il peut exister une hiérarchie entre les cultures. Mais que dire de ceux qui soutiennent que les cultures se valent ?

Affirmer la supériorité de certaines cultures revient souvent à adopter une posture ethnocentrique, c’est-à-dire à juger les autres cultures à partir des critères de la sienne. Or, chaque peuple possède une culture qui structure son mode de vie, ses valeurs et sa vision du monde. Marcel Mauss rappelle à juste titre qu’« il n’existe pas de peuples non civilisés. Il n’existe que des peuples de civilisations différentes ». Ainsi, aucune culture ne peut être considérée comme inexistante ou inférieure, car toutes répondent à des besoins humains fondamentaux. Par ailleurs, chaque culture est une réponse adaptée à un milieu de vie donné. Les pratiques culturelles ne sont pas arbitraires, mais résultent de contraintes naturelles, économiques et sociales spécifiques. Ce qui peut sembler inefficace dans un contexte donné peut être parfaitement rationnel dans un autre. Les peuples ayant différents milieux de vie façonnent de cultures différentes en fonction des exigences de leur milieu. Comme le souligne Boserup, « la nécessité est la mère de l’invention ». Dès lors, les cultures doivent être comprises relativement à leur environnement, ce qui conduit à reconnaître leur égale valeur.

Les cultures sont donc égales. Mais ne faut-il pas plutôt opter pour une complémentarité entre les cultures ?

Les cultures se valent, malgré le fait que certaines sont plus avancés technologiquement que d'autres. Cette opposition révèle les limites de chaque position. En réalité, chaque culture possède à la fois des forces et des faiblesses. Ce qui nous pousse à proposer une complémentarité de cultures en prenant ce qui est bien dans chaque culture. Aucune n’est parfaite ni autosuffisante. C’est pourquoi Antoine de Saint-Exupéry affirme : « si tu diffères de moi, loin de me léser, tu m’enrichis ». La diversité culturelle n’est donc pas une menace, mais une source d’enrichissement mutuel. Dès lors, l’enjeu est de dépasser la simple comparaison des cultures pour envisager leur complémentarité. Cheikh Anta Diop affirme ainsi : « Nous devons nous donner la main pour bâtir une civilisation planétaire au lieu de sombrer dans le nazisme à rebours ». Il s’agit de promouvoir le dialogue interculturel afin de construire une humanité commune fondée sur le partage des savoirs, des valeurs et des expériences.

Parvenus au terme de notre devoir qui portait sur la nature des relations interculturelles, nous avons vu dans une première partie qu'il peut avoir des cultures supérieures à d'autres dans la mesure où il y a des cultures plus avancées dans le domaine technologique que d'autres, et les peuples n' ont pas les mêmes connaissances. Mais nous avons aussi vu en deuxième partie que les cultures sont égales car chaque peuple a une culture et chaque peuple s'adapte à son milieu. Nous avons été amenés en troisième partie à montrer que les cultures sont plutôt complémentaires car chacune a de bons et de mauvais côtés. On gagnerait donc à prendre ce qui est bon dans chaque culture pour bâtir une culture planétaire.

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