L' expérience est-elle la seule source de nos connaissances
Travail préliminaire
Définition des mots clés :
Expérience : vécu, vérification par les organes de sens
Source : origine, provenance, fondement
Connaissance : savoir, vérité
Reformulation :
Nos connaissances sont-elles essentiellement empiriques !
Problème : le fondement de nos connaissance
Plan global
Thèse : l' expérience est la seule source de nos connaissances
Antithèse : la connaissance provient de la raison
Synthèse : la connaissance est en même temps empirique et rationnelle
Problématique : Si nous acceptons que l' expérience est la seule source de nos connaissances, que dire de ceux qui pensent que la connaissance provient de la raison ? Au final, la connaissance n' est-elle pas en même temps empirique et rationnelle ?
Plan détaillé :
Thèse : l' expérience est la seule source de nos connaissances
Argument 1 : Il n' y a pas de connaissances à priori
Citation. John Locke : «l'expérience est le fondement de toutes nos connaissances.»
Argument 2 : À la naissance, l' esprit de l' homme est vide (tabula rasa). -il acquiert toutes connaissances par l' expérience-
Citation. Bacon : «l'expérience est la mère de la science»
Antithèse : la connaissance provient de la raison
Argument 1 : Tout dérive logiquement d'une cause.
Citation. Hegel : «ce qui est rationnel est effectif, et ce qui est effectif est rationnel.»
Argument 2 : la raison possède des principes universels et des idées à priori exprimant des vérités éternelles
Descartes : «le bon sens est la chose du monde la mieux partagée»
Synthèse : la connaissance est en même temps empirique et rationnelle
Argument : le rationalisme émet des idées à priori et l' expérience vient vérifier cette idée
Citation. Claude Bernard : «À la source de toute connaissance, il y a une idée, une pensée, puis l' expérience vient confirmer l'idée.»
Exemple de devoir rédigé
Depuis toujours, l’homme cherche à comprendre le monde qui l’entoure et à accéder à la vérité. Pour certains philosophes, la connaissance provient essentiellement de l’expérience, c’est-à-dire du vécu et des informations fournies par les sens. Pour d’autres, elle trouve son fondement dans la raison, capable de produire des vérités indépendantes de toute expérience sensible. Cette opposition de conceptions soulève du fondement de nos connaissances.Si nous acceptons que l' expérience est la seule source de nos connaissances, que dire de ceux qui pensent que la connaissance provient de la raison ? Au final, la connaissance n' est-elle pas en même temps empirique et rationnelle ?
L’expérience est la seule source de nos connaissances car selon les philosophes empiristes, nos savoirs proviennent de l’expérience sensible, c’est-à-dire des informations reçues par les organes des sens. Pour eux, l’esprit humain ne possède aucun contenu inné. Il n’existe pas de connaissances à priori. Aucune idée ne précède l’expérience. Tout ce que nous savons est acquis a postériori, après contact avec le monde. John Locke affirme clairement :
« L’expérience est le fondement de toutes nos connaissances. »
Ainsi, l’homme ne naît pas avec des idées toutes faites : il apprend progressivement en observant, en touchant, en entendant et en expérimentant. En plus, selon les empiristes, l’esprit humain est une “tabula rasa”. John Locke compare l’esprit humain à une table rase sur laquelle l’expérience vient écrire. À la naissance, l’esprit est vide ; il se remplit au fil des expériences vécues.
Francis Bacon renforce cette idée lorsqu’il écrit : « L’expérience est la mère de la science. » Les connaissances scientifiques elles-mêmes reposent sur l’observation, l’expérimentation et l’induction. Par exemple, c’est en observant à plusieurs reprises un phénomène naturel que le savant en dégage une loi générale.
Nous venons de montrer avec les empiristes que la connaissance est expérimentale. Mais que pensent les rationalistes de l' origine de la connaissance ?
La raison fondement la connaissance, car à l’opposé des empiristes, les rationalistes estiment que la raison est la source principale, voire unique, de la connaissance véritable, car l’expérience est souvent trompeuse. D'emblée, la raison produit des vérités universelles et nécessaires. Certaines vérités ne dépendent pas de l’expérience. Les mathématiques, par exemple, reposent sur des démonstrations rationnelles valables en tout temps et en tout lieu. Descartes affirme : « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée. » La raison permet donc d’accéder à des vérités nécessaires, contrairement aux vérités contingentes issues de l’expérience. En outre, il existe des idées et des principes à priori, c'est-à-dire qui existent en l' homme indépendamment de ses expériences. Pour Descartes, certaines idées sont innées : l’idée de Dieu, de l’infini ou de la perfection ne peuvent venir de l’expérience, car elles la dépassent. Par le doute méthodique, Descartes montre que tout peut être remis en question, sauf une vérité fondamentale : « Je pense, donc je suis. » La pensée devient ainsi le fondement indubitable de toute connaissance. Par la pensée et la capacité d'analyse, on peut aboutir à la vérité. Hegel déclare à juste titre : « Ce qui est rationnel est effectif, et ce qui est effectif est rationnel. » Autrement dit, la connaissance provient de la seule raison.
Nous voyons que la raison fonde la connaissance. Mais la véritable connaissance ne vient-elle pas de l' union entre la raison et l' expérience ?
L' empirisme, tout comme le rationalisme, sont donc des sources possibles de nos connaissances. Chacune ayant ses limites et ses qualités. Face à leur opposition, il est préférable de chercher le meilleur de chaque source pour mieux arriver à la connaissance plus objective. La connaissance véritable est donc le fruit de l' union de l’expérience et de la raison. L’expérience est nécessaire, mais insuffisante. Kant reconnaît avec les empiristes que la connaissance commence avec l’expérience. Sans données sensibles, il n’y aurait rien à connaître. Cependant, il affirme que l’expérience seule ne suffit pas à produire des connaissances universelles et nécessaires. Il faut donc le rôle des structures à priori de la raison. Selon Kant, l’esprit humain possède des formes à priori (espace, temps, causalité) qui organisent les données de l’expérience. Ainsi, ce n’est pas le monde qui s’impose à l’esprit, mais l’esprit qui structure le monde perçu. Claude Bernard résume parfaitement cette articulation : « À la source de toute connaissance, il y a une idée ; l’expérience vient ensuite la vérifier. » La connaissance résulte donc de la collaboration entre la raison qui conçoit et l’expérience qui confirme.
En définitive, notre devoir portait sur le fondement de nos connaissances. Nous avons dans une première partie de ce devoir exploré la position empiriste qui affirme que l’expérience est la seule source de nos connaissances. En seconde partie, nous avons analysé la position rationaliste considère que la raison est la seule source de nos connaissances. Cette divergence de points de vues nous a amené en troisième partie à opter pour la complémentarité entre la raison et l' expérience pour arriver à des connaissances.





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