Que vous suggèrent ces propos de Voltaire : « le travail éloigne de nous trois grands maux : l' ennui, le vice et le besoin »

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Définition des mots clés :
Travail : Activité par lequel l' homme transforme sa nature interne et externe pour subvenir à ses besoins.
L' ennui : impression de vide, de lassitude causée par le désœuvrement, par une occupation monotone ou sans intérêt.
Le vice : disposition à faire le mal ; tendance à faire le mal.
Besoin : sensation de manque, de privation, d'insatisfaction

Reformulation :
Le travail libère l' homme de ce qui est négatif, le travail est une source d'épanouissement pour l' homme

Problème :
La valeur du travail

Plan global :
Thèse : le travail libère l' homme
Antithèse : le travail aliène l'homme
Synthèse : Repenser le travail de l' homme

Problématique :
Si nous acceptons avec Voltaire que le travail libère l' homme, que dire de ceux qui pensent que le travail est plutôt une source d'aliénation ? Tout compte fait, n' est-il pas préférable de repenser le travail de l' homme ?

Plan détaillé :
Thèse : Le travail est une source d'épanouissement pour l' homme 
Argument 1 : Il libère l'homme et la société du besoin
Citation. Adam Smith : « Le travail est une richesse d'une nation autant que l'or et l'argent »
Argument 2 : de travail développe les aptitudes de l' homme 
Citation. Shimon Perez : «Je ne connais pas de plus grande joie que de travailler.»

Antithèse : le travail aliène l'homme 
Argument 1 : Le travail rend l' homme esclave 
Citation. André Breton : « Rien ne sert d'être vivant s'il faut que l' on travaille.»
Argument 2 : Le travail épuise l'homme
Citation. La Bible : «Tu mangeras à la sueur de ton front »
Alain : «Le propre du travail, c'est d'être forcé.»

Synthèse : Repenser le travail 
Argument 1 : En réduisant les heures de travail
Citation. Karl Marx : « La réduction de la journée de travail est la condition fondamentale de cette libération.»
Argument 2 : En éliminant le travail basé sur l'exploitation de l'homme.
Citation. Karl Marx : «le règne de la liberté commence seulement à partir du moment où cesse le travail dicté par la nécessité.»

Exemple de devoir rédigé
Les points de vues divergent au sujet du travail. André Breton écrit : «rien ne sert d'être vivant s'il faut que l' homme n travaille.» Pour lui, le travail est à supprimer. Voltaire n' est pas du même avis lorsqu'il déclare : «le travail éloigne de nous trois grands maux : l' ennui, le vice et le besoin.» Voltaire conçoit le travail ici comme une source de libération de l' homme. Cette divergence de points de vues soulève le problème de la valeur du travail. Si nous acceptons avec Voltaire que le travail libère l' homme, que dire de ceux qui pensent que le travail est plutôt une source d'aliénation ? Tout compte fait, n' est-il pas préférable de repenser le travail de l' homme ?

Le travail est source d’épanouissement de l’homme car il le libère du besoin. En effet, le travail permet à l’homme de subvenir à ses besoins fondamentaux comme se nourrir, se loger, se vêtir. Sans travail, l’homme tombe dans la dépendance et la misère. Il assure ainsi son autonomie matérielle et sa dignité. Adam Smith affirme que « le travail est la richesse d’une nation autant que l’or et l’argent ». En effet, c’est par le travail que se crée la richesse collective. En plus, le travail développe les aptitudes humaines. Il n’est pas seulement un moyen de survie, il est aussi un moyen de réalisation personnelle. En travaillant, l’homme développe ses talents, sa créativité et son intelligence. L’ancien président israélien Shimon Peres déclarait : « Je ne connais pas de plus grande joie que de travailler. » Le travail peut donc être source de satisfaction et d’accomplissement. En outre, l’oisiveté favorise l’ennui et parfois le vice. Une personne qui ne travaille pas risque de sombrer dans des comportements déviants.
Le travail libère donc l' homme de l' ennui, du vice et du besoin. Cependant, le travail ne peut-il pas aussi être aliénant pour l' homme ?

Le travail comme source d’aliénation parce qu'il peut rendre l’homme esclave. En fait, dans certaines conditions, le travail asservit. Lorsque l’homme travaille uniquement par contrainte ou par nécessité absolue, il devient esclave de son activité. S'il ne travaille pas, il ne survit pas. Le poète André Breton affirme : « Rien ne sert d’être vivant s’il faut que l’on travaille. » Il exprime le sentiment d’absurdité que peut engendrer un travail subi. De même, Karl Marx a montré que, dans le système capitaliste, l’ouvrier est aliéné. Il ne possède ni les moyens de production ni le fruit de son travail. Sa force de travail sert à enrichir le bourgeois et non à l' épanouir. En outre, le travail épuise et déshumanise l' homme. Le travail est pénible, fatigant et destructeur. Dans la Bible, il est dit : « Tu mangeras à la sueur de ton front. » Le travail apparaît ici comme une malédiction, une punition. Le philosophe Alain souligne également : « Le propre du travail, c’est d’être forcé. » Le caractère obligatoire du travail peut le transformer en contrainte pesante.
Nous venons de voir que le travail peut être aliénant pour l' homme. Mais ne devons-nous pas plutôt chercher à le repenser ?

Le travail, loin d’éloigner le mal, peut devenir lui-même une source de souffrance et d’aliénation. Il est donc utile de repenser le travail pour le rendre véritablement libérateur. Face à ces deux conceptions opposées du travail, il convient de repenser le travail premièrement en réduisant la durée du travail pour permettre le repos et arrêter le travail dicté par la contrainte. Pour Karl Marx, « la réduction de la journée de travail est la condition fondamentale de cette libération ». Pour lui, diminuer le temps de travail permettrait à l’homme de se consacrer à des activités culturelles, familiales et spirituelles. Un travail équilibré favorise l’épanouissement sans épuiser l’individu. Deuxièmement, repenser le travail revient à supprimer l’exploitation de l’homme par l’homme, et permettre au travailleur de jouir des fruits de son travail. Marx affirme également que « le règne de la liberté commence seulement à partir du moment où cesse le travail dicté par la nécessité ». Autrement dit, le travail doit cesser d’être uniquement une contrainte économique.
Il faut promouvoir un travail digne, justement rémunéré, respectueux de la personne humaine. 

Parvenus au terme de notre devoir qui portait sur la valeur du travail, nous avons vu dans une première partie que le travail libère l' homme de l’ennui et développe ses aptitudes. Mais en deuxième partie, nous avons vu que le travail peut aussi aliéner l’homme lorsqu’il est imposé, pénible ou exploité. Face à cette double nature du travail, nous avons opté en troisième partie de repenser le travail en réduisant les heures de travail et en éliminant le travail dicté par la nécessité.

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