Les sciences humaines peuvent-elles prétendre à l' objectivité ?

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Définition des mots clés

Sciences humaines : ensemble de sciences spécialisées dans l' étude des phénomènes humains et sociaux 
Objectivité : ensemble de vérités universelles

Reformulation :
Les sciences humaines peuvent-elles atteindre une vérité universelle ? Devons-nous faire confiance à la vérité des sciences humaines ?

Problème :
L' objectivité des sciences humaines 

Plan global :
Thèse : Les sciences humaines sont subjectives 
Antithèse : les sciences humaines peuvent être objectives
Synthèse : repenser les sciences humaines 

Problématique :
Si nous acceptons que les sciences humaines sont subjectives, que dire de ceux qui pensent  qu'elles peuvent prétendre à l' objectivité ? Au final, ne faudrait-il pas repenser les sciences humaines ?

Plan détaillé :
Thèse : les sciences humaines sont subjectives
Argument 1 : l' objet et le sujet sont de même nature
Citation. Jean Marc Levi *Citation.* Leblond : « aucun scientifique n' entre au laboratoire en laissant son idéologie à la porte ».
Argument 2 : L' objet d' étude des sciences humaines est changeant 
Citation. Montaigne : « l' homme est ondoyant et divers »

Antithèse : Les sciences humaines sont objectives
Argument 1 : elles obéissent à une méthode 
Citation. Marcien Towa : «la philosophie ne commence qu'avec la décision de soumettre l' héritage philosophique et culturel à une critique sans complaisance.»
Argument 2 : les résultats des sciences humaines sont basés sur des faits réels 
Citation. Durkheim : « il faut traiter les faits sociaux comme des choses.»

Synthèse : On peut repenser les sciences humaines 
Argument : les scientifiques doivent chercher à appliquer la méthode expérimentale en sciences humaines
Citation. John Locke : «toutes nos connaissances proviennent de l' expérience.»

Exemple de devoir rédigé

Les avis des penseurs sont partagés au sujet des sciences humaines. Certains pensent que les sciences humaines ne peuvent pas atteindre une vérité universelle tandis que d' autres reconnaissent en elles cette capacité. La divergence de ces deux conceptions pose le problème de l' objectivité des sciences humaines. Si nous acceptons que les sciences humaines sont subjectives, que dire de ceux qui pensent qu'elles peuvent être objectives ? Au final, ne faudrait-il pas repenser les sciences humaines ?

D' emblée, les sciences humaines sont subjectives, car leur objet d' étude est changeant. En effet, l' objet des sciences humaines est l' homme. Quand ce dernier se sent étudié, il modifie son comportement, ce qui fausse les données des chercheurs. Montaigne précise d' ailleurs : « l' homme est ondoyant et divers. » Autrement dit, on ne peut pas le cerner. En plus, le sujet et son objet d' étude sont de même nature. Ce sont tous des hommes. Le chercheur met presque toujours ses conceptions idéologiques, religieuses ou personnelles dans ses recherches. Ce qui pousse Jean Marc Levy Leblond à écrire : « aucun scientifique n' entre en laboratoire en laissant son idéologie à la porte». Autrement dit, le scientifique met toujours sa subjectivité dans sa recherche.

Nous venons de voir que les sciences humaines sont subjectives. Mais que dire de ceux qui pensent qu'elles peuvent être objectives ?

Contrairement la conception subjective des sciences humaines, certains penseurs soutiennent que les sciences humaines peuvent prétendre à l’objectivité, car elles reposent sur une méthode rigoureuse. En effet, comme toute science, les sciences humaines utilisent des démarches structurées telles que l’observation, l’analyse et la vérification des faits. Cette exigence méthodologique permet de limiter la subjectivité du chercheur. C’est dans ce sens que Marcien Towa affirme : « la philosophie ne commence qu’avec la décision de soumettre l’héritage philosophique et culturel à une critique sans complaisance. » Autrement dit, l’objectivité est possible dès lors que le chercheur adopte une attitude critique et rigoureuse. De plus, les sciences humaines s’appuient sur des faits réels et observables. Par exemple, la sociologie étudie les comportements sociaux à partir de données concrètes telles que les statistiques, les enquêtes et les observations de terrain. Émile Durkheim insiste sur cette exigence en affirmant : « il faut traiter les faits sociaux comme des choses. » Cela signifie que les phénomènes sociaux doivent être étudiés avec la même rigueur que les objets des sciences de la nature. 

Ainsi, malgré certaines limites, les sciences humaines peuvent atteindre une certaine forme d’objectivité. Ne serait-il pas préférable de les repenser ?

En réalité, les sciences humaines ne sont ni totalement subjectives ni parfaitement objectives. Leur spécificité réside dans le fait qu’elles étudient un objet complexe : l’homme. Dès lors, il apparaît de les repenser pour renforcer leur objectivité, en s’inspirant dans la mesure du possible, de la méthode expérimentale. Cela implique une plus grande rigueur dans la collecte et l’analyse des données. Comme le souligne John Locke : « toutes nos connaissances proviennent de l’expérience. » Autrement dit, c’est en s’appuyant sur l’expérience et les faits concrets que les sciences humaines peuvent gagner en crédibilité.

En définitive, le problème de l’objectivité des sciences humaines suscite des débats. D’une part, elles apparaissent comme subjectives en raison de la nature de leur objet d’étude et de l’implication du chercheur. D’autre part, elles peuvent prétendre à une certaine objectivité grâce à l’usage de méthodes rigoureuses et au fait qu'elles étudient les faits réels. La divergence de ces positions nous amène à repenser les sciences humaines en leur applicant la méthode expérimentale qui est plus fiable.

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