Déclaration n⁰ 0008 du 18 Février de la LIMARA sur la grève des employés de Sosucam
Le parti politique LIMARA, Ligue des masses pour la Renaissance Africaine, a suivi avec un intérêt particulier l'actualité sur la grève des employés de Sosucam, Société sucrière du Cameroun, filiale camerounaise du groupe français Somdiaa, Société d'Organisation, de Management et de Développement des Industries Alimentaires et Agricoles, appartenant lui-même désormais au groupe français Castel.
En effet, lancée sur les sites de Mbandjock le 27 Janvier et de Nkoteng le 29 Janvier dernier, la grève posait un certain nombre de revendications légitimes sur la table, notamment les arriérés de salaire, le système de paie des acomptes et des salaires, ainsi que la question des avancements au sein de l'entreprise.
Les employés ont dû engager l'opération «Champs morts» et observer un sit-in pendant plus d'une semaine pour faire entendre leur voix. Cependant, il est tout simplement déplorable de constater que la situation a dégénéré le Mardi 04 Février en un affrontement meurtrier entre les ouvriers et les forces de maintien de l'ordre qui auraient été dépêchées sur le terrain des opérations pour imposer une reprise des activités champêtres, alors que les grévistes n'avaient pas encore eu gain de cause.
La LIMARA désapprouve la gestion calamiteuse de cette grève par l'administration de Sosucam qui aurait pu écouter dès le départ les manifestants et prendre des mesures adéquates pour répondre à leurs revendications sans que la situation ne s'enlise.
C'est avec une grande tristesse que la LIMARA dénonce le décès de l'ouvrier atteint mortellement d'une balle alors qu'il exprimait son droit le plus absolu. C'est une victime de plus de la françafrique que nous enregistrons : le gouvernement néocolonial du Cameroun n'a pas hésité à sécuriser les intérêts des groupes français (Socucam, Somdiaa et Castel) au détriment de la défense des droits et des intérêts des camerounais employés par ces capitalistes français.
La LIMARA fustige la relation incestueuse existant entre l'Etat du Cameroun et la France qui s'est bien manifestée par le déploiement de l'appareil répressif étatique au profit de Sosucam et ses actionnaires français. Le silence des autorités camerounaises face à cette répression dans le sang en dit long sur la nature de la relation que notre pays entretient avec la France et ses entreprises qui opèrent chez nous.
La LIMARA dénonce le silence complice des ministres camerounais du travail et de la communication, ainsi que celui de l'ensemble du gouvernement néocolonial du Cameroun, qui nous ont bien rassurés qu'ils sont tous les employés de l'ordre françafricain et de ses intérêts.
Nous rappelons au peuple camerounais qu'il serait illusoire d'attendre un quelconque changement d'un gouvernement néocolonial soumis aux intérêts étrangers. A chaque situation qui mettra notre volonté de progrès et d'amélioration de nos conditions de vie face aux intérêts étrangers, notre gouvernement nous sacrifiera toujours pour les étrangers. C'est donc le moment de renforcer le mouvement nationaliste camerounais pour construire ensemble un puissant Etat révolutionnaire, préoccupé principalement par les intérêts de notre grand et vaillant peuple.
La LIMARA saisit cette opportunité pour demander encore aux compatriotes de s'inscrire massivement sur les listes électorales.
Fait à Douala le 18 Février 2025
Le Responsable de la communication
Djouméné Mopi Kemet