La lutte pour le pétrole vénézuélien : un nouvel acte de l’impérialisme américain
Depuis l’aube de ce début d’année 2026, la situation entre les États-Unis d’Amérique et la République bolivarienne du Venezuela est passée du conflit latent à une conjoncture de confrontation ouverte. Comme toujours, sous le vernis diplomatique et les beaux discours sur la sécurité ou la démocratie, se cache la pure et simple logique de domination impérialiste sur les ressources naturelles, en l’occurrence le pétrole.
L’impérialisme américain veut arracher le pétrole vénézuélien
Le pétrole vénézuélien est l' obsession des États-Unis d'Amérique depuis des décennies. Ils ont tenté sans succès d'imposer à Caracas un ordre pétrolier conforme aux intérêts des grandes firmes de l’Ouest. Dans les dernières semaines, cette logique a pris une tournure plus brutale. Washington accuse les autorités vénézuéliennes de narcotrafic et de « menacer la sécurité des ressortissants américains », et appelle ses citoyens à quitter immédiatement le Venezuela. Les garde-côtes étasuniens ont arrêté et saisi déjà cinq pétroliers (bateaux transportant le pétrole) en provenance du Venezuela, affirmant ainsi leur volonté de contrôler la production et la distribution du brut vénézuélien. Ils considèrent ce pétrole comme leur propriété.
En parallèle de ces mesures coercitives, l’administration américaine s’entretient avec les dirigeants des industries pétrolières pour leur ouvrir la voie vers le pétrole vénézuélien, comme si ce pétrole était déjà devenu une propriété des États-Unis.
Dans ces actes, loin d’être de simples sanctions ou mesures économiques, on voit se déployer tout l’appareil de domination impérialiste : pression militaire, blocus économique, saisies, et tentative d’intégration forcée de l’énergie vénézuélienne dans le système industriel étasunien.
Le Venezuela résiste et se défend
Face à cette offensive sans précédent depuis des décennies, le Venezuela ne faiblit pas. Son symbole de résistance Nicolas Maduro, depuis son centre de détention à Brooklyn, le président Vénézuelien kidnappé, a affirmé : « Nous allons bien. Nous sommes des combattants. » Ce message fort est relayé dans les médias Vénézueliens.
Ces mots ne sont pas de simples paroles, mais l’expression du courage d’un homme et d’un peuple qui ont subi pendant des années les tentatives de déstabilisation étasuniennes, qu’il s’agisse de sanctions, de pressions politiques ou d’embargos économiques, depuis l’épopée du Commandant Hugo Chávez jusqu’au leadership de Maduro.
Dans les rues du Venezuela, malgré la répression et les défis économiques, les manifestations populaires de masse se multiplient, non pas pour soutenir une politique étrangère quelconque, mais pour défendre la souveraineté nationale face à l’ingérence étrangère.
Washington prépare sa guerre sous couvert de diplomatie
Les États-Unis, tout en prétendant privilégier la voie diplomatique, préparent les conditions d’un affrontement plus large :
L’accusation portée contre les manifestants vénézuéliens comme une menace pour les ressortissants américains justifie l’appel au retrait des citoyens américains. Le gouvernement Vénézuelien reste cohérent, les manifestants n'ont attaqué aucun ressortissant des États-Unis d'Amérique. Ils expriment juste leur rejet de l' impérialisme étasunien.
Le blocus pétrolier, les saisies de tankers et les pressions sur les marchés sont des outils d’asphyxie économique qui précèdent souvent une escalade militaire. Et les États-Unis d'Amérique ont appliqué toutes ces restrictions au Vénézuela. Le message est des États-Unis d'Amérique est clair : Donnez-nous votre pétrole ou vous ne pourrez plus le vendre. Ainsi se révèle la véritable nature de la politique des États-Unis, non pas celle de protecteur des droits, mais celle de prédateur des richesses d’autrui.
Un bras de fer historique
Nous assistons à un bras de fer entre deux volontés irréductibles : D’un côté, les États-Unis, passés maîtres dans la politique du chantage économique et de l’interventionnisme militaire, cherchent à soumettre le Venezuela à leur contrôle énergétique et de prendre son pétrole. De l’autre, le Venezuela, son peuple et ses dirigeants, déterminés à défendre leur souveraineté, déclarent qu’ils n’abandonneront ni leur sol ni leurs ressources au premier venu.
L’argument de « narcotrafic » ou de « menace sécuritaire », souvent brandi par Washington, n’est qu’un prétexte pour justifier ce qui est, dans les faits, une guerre économique et géopolitique pour un territoire riche en pétrole.
Un enseignement pour l’Afrique et le monde
Ce conflit n’est pas seulement latino-américain. Il est un avertissement pour l’Afrique et les nations du Sud global : L’impérialisme ne frappe pas au hasard. Lorsqu’un État possède des ressources stratégiques, il devient vulnérable aux appétits des grandes puissances.
L’Afrique, riche en pétrole, minéraux, terres fertiles, doit prendre acte de la confrontation en cours et se préparer à contrer les tentatives d’ingérence future par une solidarité régionale, des mesures de protection des ressources et un développement autonome.
Le Venezuela montre la voie : on ne plie pas sans lutter. Et lorsque deux camps aux intérêts antagonistes s’affrontent, ce n’est pas dans un débat théorique, mais dans l’épreuve de force des faits et des volontés, que se dessine l’avenir des peuples.
La scène est ouverte
Le Venezuela n’a pas encore dit son dernier mot. Si l’on se fie aux leçons historiques, l’impérialisme, lorsqu’il s’engage dans une entreprise de conquête, finit par s’enliser comme en Irak ou en Afghanistan, et sous-estime souvent la détermination des peuples en lutte pour leur liberté. Le combat vénézuélien est aujourd’hui symbole de résistance anti-impérialiste, et un appel à toutes celles et ceux qui luttent pour une véritable souveraineté populaire, contre l’exploitation et la domination étrangère.