À Madagascar, le cyclone Gezani fait au moins 20 morts : le Mozambique appelé à la vigilance

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Ce 11 février 2026, le passage du cyclone Gezani sur la côte-est de Madagascar a causé la mort d’au moins 20 personnes, selon les autorités malgaches. Le bilan provisoire fait également état de 33 blessés et de 15 disparus, après que le système a frappé de plein fouet la ville portuaire de Toamasina (Tamatave) avec des rafales atteignant 250 km/h.

Toamasina défigurée

Deuxième ville du pays, forte d’environ 400 000 habitants, Toamasina présente un paysage de désolation. Des centaines d’arbres ont été déracinés, les routes sont impraticables et une grande partie des habitations ont vu leurs toitures arrachées. Selon un responsable régional de l’ONG Action contre la Faim, « 90 % des toits des maisons se sont envolés, en tout ou en partie », décrivant un « chaos total ». Les effondrements de maisons seraient à l’origine de plusieurs décès recensés dans la zone d’impact.
Le Centre météorologique régional spécialisé (CMRS) de La Réunion évoque l’un des impacts cycloniques les plus intenses de l’ère satellitaire dans cette région, comparable au cyclone Geralda qui avait fait au moins 200 morts en 1994.

Un système affaibli, mais toujours dangereux

Après avoir touché terre, Gezani s’est affaibli en dépression tropicale, avec des vents moyens estimés autour de 40 km/h à l’intérieur des terres. Toutefois, de fortes pluies orageuses persistent, exposant plusieurs régions à des risques d’inondations et de crues. Les autorités maintiennent une vigilance accrue, notamment dans la région de Melaky, alors que le système se dirige vers le canal du Mozambique.

Le Mozambique sous menace

Selon les prévisions météorologiques, Gezani pourrait regagner en intensité en retrouvant les eaux chaudes du canal du Mozambique et redevenir un cyclone avant de menacer les côtes mozambicaines dès la fin de la semaine.
Le Mozambique, déjà fragilisé par des inondations importantes depuis le début de l’année, pourrait subir des vents violents, des pluies diluviennes, des crues rapides, des submersions côtières.

Nécessité de mesures conservatoires

Face à cette menace potentielle, les autorités mozambicaines sont appelées à prendre des mesures préventives immédiates, notamment : l'activation des plans d’urgence nationaux, le pré-positionnement des équipes de secours, l' évacuation préventive des zones côtières à risque, la sécurisation des infrastructures stratégiques, la sensibilisation des populations locales.
L’expérience récente de Madagascar démontre la capacité destructrice de Gezani. La rapidité d’action pourrait s’avérer déterminante pour limiter les pertes humaines et matérielles au Mozambique.
Alors que Madagascar entame le long processus de reconstruction, l’évolution de Gezani dans le canal du Mozambique est désormais scrutée avec inquiétude par toute la région d’Afrique australe. Nous osons croire que le Mozambique saura anticiper.

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